Le Territoire

Le bassin du Chavanon se situe sur la partie amont du bassin versant  de la Dordogne et draine un territoire de 473 km². A cheval sur deux régions administratives (Nouvelle Aquitaine et Auvergne Rhône Alpes), la zone d’intervention concerne 31 communes et 8 communautés de communes, réparties sur 3 départements (Corrèze, Creuse et Puy de Dôme). Ce territoire se caractérise par une forte densité de petits ruisseaux (appelés également chevelus) dont l’eau était originellement fraîche, bien oxygénée et relativement acide. La rivière Chavanon se jette dans la retenue de Bort-les-Orgues.

UN TERRITOIRE RICHE D’UN POINT DE VUE ÉCOLOGIQUE…

Ce territoire présente une qualité remarquable reconnue dans le cadre de divers zonages : ZNIEFF, sites Natura 2000, réservoir biologique… Il accueille des espèces patrimoniales telles que la moule perlière (Margaritifera margaritifera), l’écrevisse à pied blanc (Austropotamobius pallipes), le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) ou encore la loutre d’Europe (Lutra lutra). Cours d’eau de 1ère catégorie piscicole, on peut également y découvrir l’une des espèces emblématiques des cours d’eau de tête de bassin : la truite fario (Salmo trutta) ou encore des espèces plus discrètes comme le chabot (Cottus sp.).
Territoire de sources, il constitue un capital hydrologique majeur à préserver avec ses 900 km de linéaires de cours d’eau et ses 5800 ha de zones à dominantes humide.

… MAIS VULNÉRABLE FACE À DIVERSES PRESSIONS

Les diagnostics conduits sur les milieux aquatiques soulignent la vulnérabilité de ce territoire face à diverses pressions à effets cumulatifs. Cela se traduit par :

• les dégradations morphologiques des cours d’eau (colmatage et ensablement généralisés) et des zones humides

• l’évolution négative de la qualité de l’eau

• la perte de la singularité du territoire et une vulnérabilité accrue

Le contexte actuel de changement climatique, d’appauvrissement des peuplements piscicoles et de problèmes croissants de production d’eau potable (…) prouve à quel point, il est aujourd’hui urgent de préserver cette ressource épuisable et fragile. L’eau est au centre de nos vies et en ce sens, doit être un enjeu majeur des politiques de gestion des territoires.

Les enjeux dépassent largement les préoccupations environnementales liées à la préservation des hydrosystèmes. Il s’agit en effet d’assurer la salubrité publique en lien avec la production d’eau potable et la sécurité des usages (activités de baignade, de pêche…). Il est donc d’intérêt général de préserver et/ou de restaurer la qualité de l’eau.

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